lunes 8 de febrero de 2010

Museo Casa de León Trotsky. Coyoacán. México.


martes 26 de enero de 2010

Para hoy Platón.


Para hoy: ¡Platón!

En la revista Lacanian ink, no. 34, Otoño 2009, pp. 53-55.

Traducción del francés al inglés: Susan Spitzer.

Traducción del inglés al español: Carlos Gómez Camarena.
Durante los últimos tres años he desarrollado una doctrina para nuestro tiempo, una época que yo defino como llena de confusión en el pensamiento, o, en otras palabras, que devalúa la vida al hacerla equivalente únicamente con la máxima del interés, como consecuencia la Idea es destruida.
Es así que es necesario reconsiderar, con base en las categorías introducidas en Lógicas de los mundos, la distinción entre ser y existencia, así como la eventual emergencia de las verdades, el trabajo subjetivo que implica y la singularidad de su eternidad.
También he esbozado las premisas de un código moral provisional para estos tiempos de confusión. Déjenme recordarles los tres principios que subyacen a este “código moral”:
Conduce tu vida no de acuerdo a lo que existe sino a lo que in-existe.
Lleva hasta las últimas consecuencias de esta vida aquello que orienta tu pensamiento afirmándolo.
Aférrate a un punto-de-verdad sin tomar en cuenta siquiera por un momento la opinión prevaleciente, sino al contrario, este punto-de-verdad lo es en la medida en que es una excepción a la opinión.
A continuación quisiera presentar las referencias filosóficas que subyacen a este nuevo régimen de afirmación y orientación que se requiere para pensar y de esta manera no hacer ninguna concesión ni a la complacencia democrático-militar occidental ni sus versiones nihilistas, sea terrorista o consumista, las cuales en última instancia son una y la misma cosa: no son sino un amortiguador subjetivo contra los cadáveres de los Dioses.
Platón será nuestro guía. Es a él a quien necesitamos hoy en primer lugar. Ello por una razón muy particular: él es el primero en introducir la idea de que, para conducir nuestras vidas en este mundo, es necesario el acceso a lo absoluto. Este absoluto es accesible para todos no porque Dios rija sobre nosotros (Descartes), tampoco porque seamos agentes de un devenir-sujeto de tal absoluto (tanto Hegel como Heidegger), sino porque la materialidad de lo que estamos hechos (más allá y por encima de la corporalidad individual y la retórica colectiva) en la construcción de las verdades eternas.
Retomaré una vez más el tema de la participación (el cual sabemos se presenta como un enigma) de tal manera que nos permita ir más allá de las estructuras de lo que he llamado “materialismo democrático”: la afirmación de que únicamente hay individuos y comunidades, además de la negociación de algunos contratos entre los últimos. En lo único en que los órganos de control modernos pueden tener esperanza es en que estos contratos puedan ser equitativos, mientras que el único interés que posee esta “equidad” para el filósofo es la de hacer notar que ella únicamente puede ser realizada como injusticia intolerable. Es por ello que debemos hacer valer que, además de cuerpos y lenguajes, hay verdades eternas, de las cuales los cuerpos y los lenguajes pueden participar en el tiempo militante de la construcción de esta eternidad. Esto es lo que Platón nunca dejó de hacer escuchar al oído sordo, por ello el tiempo le da la razón.
Sobre esta base es que he planeado mi “proyecto Platón” que consiste en tres partes. Primero, el curso que he impartido una vez al mes durante tres años. Segundo, un filme que será titulado La vida de Platón. Y, tercero, una traducción completa de La República. Aunque la traducción –la cual llamo por cierto “hipertraducción” – comienza con un meticuloso trabajo sobre el texto en griego, su intención última es incorporar a Platón en el discurso contemporáneo, presentarlo a cualquiera como un pensamiento que está absolutamente disponible para lo único que realmente importa: que el pensamiento es algo realmente vivo, lo más concreto de este mundo.
Estoy ofreciendo a los lectores de lacanian ink dos breves fragmentos de esta hipertraduccción, la cual está lejos de estar terminada: el prólogo y el epílogo, extraídos (de acuerdo a la tradicional división del texto) del inicio del Libro I y del final del Libro X. ¡Imaginen qué cosa más extraña debe ser traducir al inglés esta especie de traducción al francés de un texto griego! Como se podría esperar, dada su habilidad para moverse entre el francés y el inglés, Susan Spitzer lo hace de manera maravillosa, hay que decirlo. A la luz de este logro, espero que sea capaz de encomendarle con el agotador trabajo de traducir enteramente esta hipertaducción, la cual deberá publicarse en algún momento a inicios de 2011.

domingo 27 de diciembre de 2009

Entrevista a Badiou.

Finkielkraut-Badiou le face-à-face
(Próxima entrada la traducción de este texto).

Réunis pour la première fois dans la presse, l'auteur d'«Un coeur intelligent» et celui d'«Eloge de l'amour» débattent de l'identité nationale, de la politique sarkozyste et d'Israël
Le Nouvel Observateur . - Un débat sur «l'identité nationale,» a été imposé au pays pour des raisons largement électorales. Maintenant que de façon assez prévisible il dérape, comment y faire face ?
Alain Finkielkraut. - Ce qu'on peut reprocher au gouvernement, ce n'est pas de se préoccuper de l'identité nationale, c'est de s'en décharger sur un débat. J'aurais préféré une politique courageuse de la transmission. Dans sa fameuse conférence de 1882, Renan définit la nation comme une âme, composée de deux éléments : un riche legs de souvenirs et le consentement actuel, le désir de continuer la vie commune. Or la France est aujourd'hui le théâtre d'une double crise : de l'héritage et du consentement. L'exécration de la France est à l'ordre du jour dans une fraction non négligeable des nouvelles populations françaises. Il faut vivre à l'abri du réel pour considérer que cette francophobie militante est la réponse à un prétendu racisme d'Etat. Quant à l'héritage partagé de gloires et de regrets, l'école, depuis quarante ans, travaille avec ardeur à sa dilapidation. De plus en plus de Français, élites comprises, sont aujourd'hui étrangers à leur langue, à leur littérature, à leur histoire, à leurs paysages. C'est parce que la civilisation française est en train de disparaître que cette question de l'identité nationale intéresse tant de monde alors que personne n'est dupe de la manoeuvre.
Alain Badiou. - Cette initiative est non seulement stupide et incohérente, mais elle s'inscrit plus gravement dans ce que j'ai appelé le «pétainisme transcendantal» du gouvernement Sarkozy. On sait très bien qu'une détermination identitaire de la population se heurte à ceci que tout peuple est composite, hétérogène et multiforme. La seule réalité de cette identification va donc être négative. On ne parviendra nullement à identifier ce qu'est la «civilisation française», on va juste désigner ceux qui n'en sont pas, bien qu'ils soient ici depuis des décennies, qu'ils aient construit nos routes, nos ponts, nos maisons, qu'ils vivent dans des conditions déplorables et qu'en plus on les ait accablés de lois persécutrices.
Ce dispositif politique est positivement répugnant - je pèse mes mots.
A. Finkielkraut. - C'est précisément contre une telle conception de l'identité que le président de la République a construit tout son discours de La Chapelle-en-Vercors ! On est français, a-t-il dit, parce qu'on ne se laisse pas enfermer dans une race, une origine ou une religion. Alors pourquoi cette surdité ? Parce qu'aux yeux de l'antifascisme dominant, c'est l'identité elle-même qui est «répugnante», pour reprendre votre mot, Alain Badiou. La tâche qui s'impose selon vous, c'est la résiliation de tout prédicat identitaire. C'est la désaffiliation. Pour être nous-mêmes, il faudrait n'être qu'ouverture, se dépouiller de toute consistance.
A. Badiou. - C'est tout à fait faux. Le portrait que vous faites de l'héritage français est purement réactif et conservateur. Il y a pour ma part un héritage que j'assume pleinement, celui de la Révolution française, de la Commune ou de Mai-68, et un autre que je rejette catégoriquement, celui de la Restaura-tion, des versaillais ou de Sarkozy. Il n'y a pas un héritage français. Il y a une division constitutive de cet héritage entre ce qui est recevable d'un point de vue universel et ce qui renvoie à l'accaparement du syntagme national par une réaction extrême. L'identité nationale a aussi engendré les boucheries absurdes de 1914, ne l'oublions pas. J'ai en tout cas le regret de vous annoncer que la crispation identitaire ne constituera aucunement un barrage efficace à la dilution de tout dans le village planétaire et à l'unanimisme marchand dont vous déplorez à juste t titre les effets. C'est exactement comme si on f avait dit à Marx en 1848 que la seule alternative était : le capitalisme mondial ou le natio-1 nalisme français. Tout le problème aujourd'hui, ^ c'est justement de trouver une voie qui ne soit ni l'un ni l'autre.
A. Finkielkraut. - On note toutefois chez S vous une volonté constante d'en finir avec ! l'identité. Voici ce que vous écriviez dans «Circonstances III» au sujet de l'Etat d'Israël : «Toute introduction emphatique de prédicats communautaires dans le champ idéologique politique ou étatique, qu'elle soit de criminalisation ou de sanctification, expose au pire.» Il y a longtemps que je désirais vous répondre. En 1945, Wladimir Rabi écrivait : «Nous avons été réintégrés dans notre condition d'homme libre, mais nous ne pouvons pas oublier que nous avons été la balayure du monde : contre nous, chacun avait licence.» Eh bien, la majorité des survivants en a tiré la conclusion suivante : plus jamais ça, plus jamais nous ne serons la balayure du monde.
Nous allons donc, quelque part sur la terre, retrouver ou acquérir toutes nos prérogatives de peuple. Pour vous, Alain Badiou, c'est la division du même et de l'autre qui expose au pire. A la logique de l'extermination, vous opposez donc une humanité que ne romprait aucune séparation intérieure. Conclusion implicite : les sionistes sont les mauvais élèves d'Auschwitz, voire ses continuateurs. Cette insinuation est très douloureuse.
A. Badiou. - Ma position ne remet aucunement en question l'existence de l'Etat d'Israël ?- bien au contraire. Deux éléments ont conduit à cette situation de guerre de Cent Ans à laquelle on assiste. L'«exportation» de cette question par les Européens après la guerre, façon commode de s'en laver les mains, combinée à la tension que devait fatalement produire l'introduction du prédicat identitaire juif dans la constitution même de cet Etat. Comment s'en sortir désormais ? Eh bien, je me demande simplement si le maintien de cette assignation identitaire n'est pas plus périlleux aujourd'hui pour les juifs que la création de cette Palestine binationale pour laquelle je milite et que Hannah Arendt appelait déjà de ses voeux.
N. O.- Revenons à la situation française. On a parfois le sentiment, à vous entendre, Alain Finkielkraut, que la dernière vague d'immigration fait peser une menace identitaire spécifique sur laFrance...
A. Finkielkraut. - On voudrait nous faire croire que la France qui porte aux nues Zidane, Rama Yade ou Noah est un pays taraudé par le racisme. Si peur il y a actuellement, c'est la peur de l'hostilité qui se manifeste aujourd'hui et n'a en effet guère de précédent dans les vagues d'immigration antérieures. Le maire de Cavaillon, ville où règne une violence endémique, rapportait récemment dans «le Monde» que ses employés municipaux recevaient des déchets du haut des tours et qu'on leur criait : «Putains de Français, continuez à nettoyer notre merde !» Comme les communistes, selon Arthur Koestler, les antiracistes ont des yeux pour voir et un esprit conditionné pour éliminer ce qu'ils voient. Et la seule communauté qui n'a pas sa place dans la diversité qu'ils célèbrent, c'est la communauté nationale. Je pense, à l'inverse, que la France n'est pas une auberge espagnole. Elle m'a beaucoup donné et j'éprouve aujourd'hui pour elle ce que Simone Weil appelle un «patriotisme de compassion» : la tendresse pour une chose belle, précieuse et périssable.
A. Badiou. - Le problème, c'est que vous pointez des anecdotes insignifiantes et que vous en parlez de manière d'autant plus dangereuse que vous y investissez un affect totalement excessif. Qu'est-ce que ça veut dire, pratiquement, «pas d'auberge espagnole» ? Ca veut dire camps de rétention, persécutions policières, filtrage constant de gens qui ont le même itinéraire difficile, tortueux et réprimé que celui de leurs prédécesseurs, les Auvergnats ou les Italiens du siècle dernier. Ces gens-là, vous avez beau dire, vous êtes partisan de les désigner comme des suspects, et cela à mes yeux c'est intolérable. La France a toujours été constituée de mélanges innombrables. Sous Louis XIV, elle n'était même pas unifiée linguistiquement. Cette opposition entre identité et diversité de la France est donc une pure foutaise.
A. Finkielkraut. - Persécution, dites-vous, et vous nous faites vivre aussi sous un nouveau Pétain. Ces mots héroïsent notre époque à bon compte. Le pouvoir politique ne fait plus peur, il fait rire : au conformisme de l'obséquiosité a succédé le conformisme du sarcasme. Quant à la politique de l'immigration, elle est prosaïquement tiraillée entre les injonctions contradictoires de l'hospitalité, de la sauvegarde du vivre-ensemble et de la préservation des conquêtes de l'Etat social.
A. Badiou. - C'est un curieux sens de l'hospitalité que de faire venir des Africains et des Maghrébins quand on en a besoin, de les faire trimer dans la restauration et creuser des trous dans les trottoirs, tout ça pour des salaires inférieurs au smic et sans qu'ils aient la possibilité de se soigner car ils n'ont pas de papiers. Et ce sont ces gens-là que vous rendez responsables de l'altération de l'identité française ? Vous feriez mieux de vous en prendre à l'oligarchie féroce dont ces ouvriers sont les premières victimes. Car ce ne sont pas ces derniers, les responsables de la crise. Vous êtes en train de construire la population d'origine étrangère, les musulmans tout particulièrement, comme ont été construits les juifs dans les années 1930. Vous les décrivez, ces familles que vous ne connaissez même pas, comme des gens qui ne sont pas comme nous, qui nous haïssent secrètement, qui sont «l'anti-France», comme disaient les antisémites. Et vous croyez que vous allez faire ça innocemment ? Eh bien, vous vous trompez. Il y a déjà à l'oeuvre des forces politiques pour se servir de cette construction pseudo-intellectuelle. Car la situation est grave, mais pas comme vous le pensez. Ce qui est menacé désormais, c'est le minimum de cohésion interne et populaire qui évitera que tout cela se termine par la domination sans partage de ces forces sinistres. Je sais très bien, Alain Finkielkraut, que vous ne les rallierez pas. Mais vous en serez coresponsable. Je le regrette vivement pour vous, car ce temps n'est plus très loin.
N. O. - Alain Badiou porte à votre égard une accusation pour le moins grave, qu'avez-vous envie de luirépondre ?
A. Finkielkraut. - Quand j'entends parler Alain Badiou, je me dis que si Camus est aujourd'hui célébré, c'est néanmoins Sartre qui a vaincu. Comme lui vous faites de la politique la continuation de la guerre ou plus précisément de la résistance. Il n'y a pas pour vous d'adversaires légitimes, il n'y a que des scélérats. Camus affirmait en 1945 que le nazisme nous avait un temps contraints à la haine, mais que maintenant qu'il était vaincu, il importait de triompher de celle-ci, et de ne jamais laisser la critique rejoindre l'insulte. Eh bien, moi aussi je plaide pour ce genre de dissensus civilisé. Tout ce que je dis, c'est donc qu'il y a certes une dimension d'universalité qui donne son prix à la civilisation française, mais qu'elle constitue aussi un particularisme désormais attaqué de toutes parts et qui mérite d'être défendu. Si ce sentiment mélancolique de perte me vaut l'opprobre de la bien-pensance, eh bien tant pis.
Retrouvez l'intégrale du débat sur BibliObs www.nouvelobs.com
Alain Finkielkraut et Alain Badiou
Né en 1949 à Paris, Alain Finkielkraut, philosophe et enseignant à Polytechnique, est l'auteur de «la Défaite de la pensée» (Gallimard) et d'«Un coeur intelligent» (Stock).
Né en 1937, Alain Badiou, philosophe et enseignant à l'ENS de la rue d'Ulm, est l'auteur de «l'Etre et l'Evénement» (Seuil) et d'«Eloge de l'amour» (Flammarion).
Aude Lancelin
Le Nouvel Observateur

miércoles 2 de diciembre de 2009

ELOGIO DEL AMOR.

En forma de debate, Alain Badiou responde a las preguntas de Nicolas Truong y aborda el tema del amor de manera profunda. Se pregunta con pasión y rigor sobre la concepción del amor en nuestro mundo moderno. Para él, es necesario “reinventar el riesgo y la aventura, contra la seguridad y la comodidad”. Se debe caer enamorado para hacer filosofía, según Badiou, “quien no comienza por el amor no sabrá nunca lo que es la filosofía”. A través de este libro, podemos descubrir varias ideas. En primer lugar nos dice que hoy el amor se ve amenazado por el conformismo, porque el amor se define como una experiencia tranquilizadora, que nos hace sentir seguros. En efecto, se piensa que se toman menos riesgos al buscar otro ser idéntico a sí mismo (la otra mitad) que deben elegirse fulano o mengana y se piensa “con aquél, esto va a ir sin riesgos”. De esta manera, no hay más sorpresa, ni más encuentro y se pierde toda la poesía de la vida. Pero el amor no puede existir a falta total de riesgos. Caer enamorado, ya es tomar un riesgo, el riesgo de equivocarse, de sufrir, de decepcionar. El riesgo del amor es lo que da significado e intensidad a la vida. Para algunos, el amor es un riesgo inútil, sobre esto afirma que “el amor es reinventar”, como así lo escribió el poeta Arthur Rimbaud. Badiou menciona también el estudio de los filósofos sobre el amor y nos daremos cuenta que es bastante complicado. Del antiamor con Arthur Schopenhauer al amor como fase suprema de la experiencia por Sören Kierkegaard, al pasar por el hecho de que no hay relación sexual para Jacques Lacan, veremos que los teóricos del amor reflexionaron mucho sobre la cuestión. Estas teorías, siempre muy interesantes para descifrar, son un punto de luz sobre el amor. En cuanto a Alain Badiou, piensa que el amor no se reduce a una concepción y que hay una construcción de verdades amorosas. Para él, el amor es el mundo vivido de a dos a partir de la diferencia y no de la identidad. El amor se inicia en el encuentro para convertirse en un dos, luego la vida de a dos se construye y el amor se realiza en la duración de esa experiencia. Si el encuentro es fusionista, él desafía esta concepción fusionista del amor que es una idea romántica cuya belleza es solamente artística. Además del éxtasis de los principios, el amor es una construcción duradera que triunfa a pesar de los obstáculos.

miércoles 18 de noviembre de 2009

El concepto de modelo.

Publicado originalmente en 1969 e inhallable desde hace varios años, El concepto de modelo. Una introducción a una epistemología materialista de la matemáticas, es la reelaboración de dos conferencias preparadas por Alain Badiou en el marco del Curso de Filosofía para Científicos organizado por Louis Althusser en 1968, en coincidencia con el estallido del Mayo francés. Badiou propone una noción de modelo que se distingue tanto de la concepción del positivismo lógico como de la del empirismo y, paralelamente, introduce una nueva relación entre ciencia e ideología. La claridad de la exposición de este libro lo convierte en un punto de partida privilegiado para aprehender los lineamientos de desarrollos posteriores del gran pensador francés. Esta nueva traducción viene acompañada de un extenso prefacio escrito por el autor en 2007. También novelista, dramaturgo, matemático y militante, nutrido por Platón y el pensamiento crítico marxista, Badiou nació en Rabat, Marruecos, en 1937. Su familia, francesa, volvió a París cuando él tenía cinco años. Estudió filosofía en la École Normale Supérieure y enseñó en prestigiosas instituciones, como la Universidad de París VIII. El ser y el acontecimiento (1988, publicado en español por Manantial en 1999) es su obra clave. También escribió Lógicas de los mundos: el ser y el acontecimiento 2, Teoría del sujeto, Manifiesto para la filosofía, Deleuze. El clamor del ser, Rapsodia por el teatro, El siglo y, recientemente, ¿Qué representa el nombre de Sarkozy?, entre otros trabajos. Es un referente fundamental del pensamiento contempoáneo.

domingo 15 de noviembre de 2009

La filosofía y el acontecimiento.


Infomación en: http://nessie-philo.com/

miércoles 11 de noviembre de 2009

Badiou: una trayectoria polémica.

Bruno Bosteels. Alain Badiou, une trajectoire polémique.
Editions La Fabrique, 2009. 224 pages 14 € ISBN : 978-2-35-87200-07. Ce livre propose une trajectoire doublement polémique pour parcourir la pensée d'Alain Badiou. Polémique d'abord parce qu'il s'agit d'une lecture à contre-courant de l'image maintenant dominante même parmi les meilleurs lecteurs de Badiou, selon laquelle ce penseur présenterait une figure dogmatique, souveraine, absolutiste ou mystique de l'événement en tant que coupure radicale ou commencement pur. Et ensuite, parce que pour contrarier la lecture miraculeuse de l'événement qui n'y voit qu'une version à peine sécularisée de la grâce, ce livre mobilise non seulement tous les textes importants de Badiou, mais également une bonne partie de sa génération de penseurs. Ainsi, le lecteur trouvera ici un démêlé constant avec les « maîtres » de Badiou, notamment Louis Althusser et Jacques Lacan, ainsi qu'avec ses « interlocuteurs », qu'ils soient directs ou implicites, abruptes ou amicaux : de Gilles Deleuze jusqu'à Slavoj Zizek, en passant par Daniel Bensaïd et Judith Butler.Plus encore que de retracer les lignes de démarcation sur un parcours individuel ou générationnel, il s'agit de puiser dans les idées-force d'un dispositif de réflexion plus vaste qui constitue le moment fort de la pensée française à partir des années soixante, et avec lequel nous n'avons peut-être pas encore terminé de régler nos comptes.
Bruno Bosteels est depuis 2003 professeur de littérature latinoaméricaine et comparée à l'université de Cornell, dans l'État de New-York. Il a publié Badiou o el recomienzo del materialismo dialéctico (2007) et a traduit et introduit La Théorie du sujet en langue anglaise (Continuum, 2009).
Bosteels présentera son ouvrage, Alain Badiou, une trajectoire polémique, en présence d'Alain Badiou, le mardi 24 novembre 2009 à 20h au "Comptoir des mots", 239, rue des Pyrénées - 75020 Paris - M°Gambetta (01 47 97 65 40).
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Este libro propone una trayectoria doblemente polémica para recorrer el pensamiento de Alain Badiou. Polémica en primer lugar porque se trata de una lectura a contracorriente de la imagen ahora dominante incluso entre los mejores lectores de Badiou, según la cual este pensador representaría una figura dogmática, soberana, absolutista o mística del acontecimiento como corte radical o principio puro. Y a continuación, porque para oponer la lectura milagrosa del acontecimiento para la que sólo hay una versión apenas secularizada de la gracia, este libro moviliza no sólo todos los textos importantes de Badiou, sino también una buena parte de su generación de pensadores. Así pues, el lector encontrará aquí una dificultad constante con los “amos” de Badiou, en particular, Louis Althusser y Jacques Lacan, así como con sus “interlocutores”, que sean directos o implícitos, bruscos o amistosos: de Gilles Deleuze hasta Slavoj Zizek, pasando por Daniel Bensaïd y Judith Butler. Más que de describir las líneas de demarcación sobre un curso individual o generacional, se trata de dibujar en las ideas-fuerza de un dispositivo de reflexión más extenso que constituye el momento del pensamiento francés a partir de los años sesenta, y con el cual nosotros aún no terminamos quizá de saldar nuestras cuentas.