viernes 2 de marzo de 2012

Actividades de Badiou 2012.




Chère amie, cher ami,


Quelques nouvelles concernant Alain Badiou :


1. Ce soir, jeudi 1 mars, A.B. parlera dans l'émission "Avant
Premières" sur France 2. Il passe en fin d'émission, donc guère avant
23h15. Il discute assez férocement avec un journaliste du Point.

2. Le lundi 19 mars, à 22h15, il s'entretient avec Laure Adler sur
France-Culture (émission "hors champ").


3. Le livre "Circonstances 7", titré : "Sarkozy : pire que prévu. Les
autres : prévoir le pire", sort aux éditions Lignes le 16 mars.


Cordialement à vous,


Olivier Ntumba Winter Badiou

domingo 18 de diciembre de 2011

Le réveil de l´histoire.

Le XXIe siècle a commencé par l’annonce – citons Fukuyama – d’une « fin de l’Histoire » (1992). Nous avions eu droit, bien plus tôt, au constat, notamment par Lyotard, d’une « fin des grands récits ». Bien plus tôt encore, au début du XIXe siècle, Hegel était certain que l’Absolu avait terminé le parcours par lequel il parvenait à une complète conscience de lui-même. Entre l’origine et l’aujourd’hui de ces annonces, on ne peut dénombrer toutes les « fins » dramatiques dont les philosophes se sont fait une spécialité, singulièrement la « fin de la Métaphysique », et en bout de course la fin de la philosophie elle-même.

Pour ce qui me concerne, j’avais tenté dès 1989 (Manifeste pour la philosophie, Seuil) de faire prévaloir bien plutôt la fin de toutes ces « Fins », et l’idée qu’il ne s’agissait en philosophie, comme toujours, que de faire un pas de plus à l’école des événements de vérité dont nous sommes contemporains.

Voici que l’Histoire elle-même vient à ma rescousse. Qui ne voit en effet que les soulèvements dans le monde arabe sont très proches, forme et fond, des soulèvements dans le monde européen aux alentours de l’année 1848 ? Dans les deux cas, il s’agit de jeter à bas des constructions despotiques mises en place et/ ou entretenues à grands frais par la Sainte Alliance des grandes puissances. Dans les deux cas, cette Sainte Alliance – des monarchies en 1848, des « démocraties » en 2011 – a comme objectif d’imposer universellement le pouvoir immodéré des oligarchies financières. Dans les deux cas, cet objectif est celui d’une stabilisation contre-révolutionnaire définitive, qui serait, en effet, une « fin de l’Histoire ». C’est que ces deux Saintes Alliances se sont formées après ce qu’elles imaginaient être la fin de l’époque révolutionnaire qui les précédait : défaite finale de Napoléon, en 1815, vue comme l’ultime avatar de la Révolution française et de la démocratie terroriste ; défaite finale de l’Union Soviétique, en 1989, vue comme l’ultime avatar de la Révolution russe et du communisme d’État. Et, de même que les révolutions de 1848, au-delà de leurs échecs circonstanciels, ont sonné pour un siècle et demi le retour de la pensée et de l’action révolutionnaires, de même les soulèvements en cours, au-delà des replâtrages que va tenter de leur imposer la « communauté internationale » (nom contemporain de la Sainte Alliance des conservatismes), sonnent, à l’échelle mondiale, le retour de la pensée et de l’action des politiques émancipatrices directement articulées à l’action et à l’organisation des masses populaires.

Le présent livre salue ce réveil de l’Histoire. Il comprend une analyse générale et des exemples. J’ai voulu que ces exemples ne se limitent pas aux soulèvements en cours dans le monde arabe (Tunisie, Égypte), ni aux manœuvres en cours pour que les puissances « occidentales » brisent l’élan populaire en s’imposant sur la scène par la force des armes (Libye). Je me suis aussi intéressé à ce qui, dans le mouvement des idées, a préparé le retour de l’universalisme émancipateur contre le relativisme faussement démocratique, et à ce qui, jusque dans des mouvements avortés (par exemple celui sur les retraites en France), esquissait de nouvelles figures organisées adéquates aux temps tumultueux qui s’ouvrent.

Alain Badiou

viernes 2 de diciembre de 2011

Democracia, ¿en qué Estado?.




Alain Badiou

Giorgio Agamben

Daniel Bensaid


"¿Qué es un demócrata, por favor? Esta es una palabra vaga, banal, sin sentido preciso, una palabra de goma". Este problema fue planteado ya por Auguste Blanqui hace alrededor de un siglo y medio. No se espere encontrar aquí una definición de la democracia ni un manual, mucho menos un veredicto a favor o en contra. Los ocho filósofos que aceptaron participar en el tema sólo tienen un punto en común: rechazan la idea de que la democracia sea sólo el acto del sufragio popular repetido cada tanto. Por lo demás, sus opiniones son claras en sus diferencias, incluso contradictorias entre sí (lo que era previsible e, incluso, deseable). Parece, por último, que todo lo que ha de hacerse con la palabra "democracia" es no rendirse al enemigo en la lucha por este centro alrededor del cual se articula, desde Platón, en lo esencial, la mayor controversia política."

miércoles 9 de noviembre de 2011

Actividades Seminario Alain Badiou.




Chère amie, cher ami,

Voici un possible petit programme mélangé, de sorties et de lectures :

1. Le mardi 8 novembre, dans la Salle Dussane (ENS 45 rue d’Ulm), à partir de 18h, se tiendra (à l’occasion de la sortie des « Ecrits juifs » de Hannah Arendt, dans la collection « Ouvertures » que Barbara Cassin et moi-même dirigeons chez Fayard) une séance consacrée aux langues de l’exil, co-organisée par Barbara Cassin et Marc Crépon.


En voici le programme :


18h. Ouverture : Barbara Cassin et Marc Crépon
18h15. Projection du film : « Zur Person » : Hannah Arendt, entretien
avec Günther Gauss
18h45. Sylvie Courtine-Denamy : Les Ecrits juifs de Hannah Arendt : Quand croire, c’est faire.
19h30. Barbara Cassin : « La chancelante équivocité du monde »
20h15. Marc Crépon : « Et personne ici ne sait qui je suis », la voix
des émigrants, H. Arendt , W. G. Sebald, G. Perec
21h. Alain Badiou : Les langues de l’exil, entre contrainte et création.

2. Le mercredi 9 novembre, toujours dans la salle Dussane, entre 20h et 22h, se tiendra la première séance de mon séminaire de cette année. Le titre est le même que celui de l’année dernière (Que signifie l’expression « changer le monde » ?). Nous insisterons cette année sur les équivoques du mot « changer », en montrant qu’un vrai changement est une chose, pour parler comme Spinoza, « rare et difficile ».

3. Certains thèmes de mon séminaire de l’année dernière ont été repris dans le petit livre que j’ai publié récemment aux Editions Lignes, en guise de Circonstances 6, et sous le titre Le réveil de l’Histoire .

4. Le lundi 14 novembre, au Théâtre de l’Ouest Parisien, aura lieu, à 20h, une séance consacrée – dans le cadre d’une série titrée « Vivre dans la cité » -- à ma version de La République de Platon (dont on a amplement entendu parler dans mon séminaire depuis 2007). Gunther Gohran animera la soirée, et d’importants extraits seront lus par le comédien Alain Libolt.

5. Le livre lui-même (Alain Badiou, La République de Platon) sortira chez Fayard le 4 janvier 2012.

6. En attendant, on pourra lire :

-- Autour de Badiou, actes des « journées Badiou » d’Octobre 2010, qui sort ces jours ci chez Germina.
-- Alain Badiou, Entretiens 1 (1981-1996), qui sort chez Nous également dans les jours qui viennent.

miércoles 7 de septiembre de 2011

Próximo Seminario de Badiou.

Chère amie, cher ami,
Je vous confirme que la rentrée du séminaire aura lieu le mercredi 9 novembre, à 20h, en salle Dussane (au 45 rue d’Ulm, donc).
En voici le propos :
L’expression « changer le monde » a déjà une assez longue histoire. Le XIXe siècle, où domine la philosophie de l'Histoire, a annoncé que ce changement se ferait dans la continuité d’un progrès. Le XXe, où dominent des projets politiques prométhéens, s’est tourné vers la rupture, l’innovation radicale, les avant-gardes, la construction d’Etats chargés d’incarner au plus vite l’Idée dont se soutenait qu’un nouveau monde soit à la fois possible et nécessaire. Aujourd'hui, nous voyons bien qu'il faut reprendre entièrement la question du changement réel, au-delà de l’antinomie suivante : ou rupture totale, engendrant « l’homme nouveau » qui lui correspond, ; ou continuité installée (capitalo-parlementarisme) d’une incessante innovation, qui n’a d’autre preuve que l’obsolescence précipitée de ce qui y fut antérieurement produit.
Il doit exister pour tout acteur du changement un possible témoin de son action, une invariance qui autorise à dire que le changement est réel pour un Sujet. Ce qui exige que ce Sujet soit la fois principe du mouvement, et suffisamment immobile pour pouvoir en affirmer le réel et la destination.
Nous avons vu l'année dernière que le problème est celui du lieu subjectif, d’où l’on peut concevoir, dans une subtile dialectique de l’immanence et du retrait, ce que c’est qu’un changement orienté. Nous avons eu la chance de pouvoir nous mettre à l'école des « révolutions arabes », dont le processus est encore loin d'être achevé. Nous avons d'abord introduit les concepts nécessaires pour penser ce que c'est qu'un « monde », et les opérateurs de son changement. Nous avons discerné les obstacles, notamment les obstacles identitaires (fiction étatique de l'identité, noms séparateurs...). Tout ce travail nous a permis d'aboutir à une définition provisoire de ce que c'est qu'un vérité politique, c'est-à-dire le principe d'orientation d'un changement réel dans l'Histoire des collectifs humains : Une vérité politique est le produit organisé d'un événement populaire massif où intensification, contraction et localisation substituent à un objet identitaire fictionné par l'Etat, et aux noms séparateurs qui vont avec, une présentation réelle de la puissance générique du multiple. Cette définition, dont nous rappellerons le sens, nous servira de point-de-départ cette année pour élargir notre enquête et répondre de façon formelle à la question initiale : peut-on identifier un changement de monde, et travailler à son advenue ?

D’ici là, je vous signale quelques échéances et aliments nouveaux :
1. Le vendredi 9 septembre à 20h30, dans la même salle Dussane, aura lieu la célébration du trentième anniversaire de la mort de Jacques Lacan. La forme en sera des lectures de textes, par diverses personnes, et je commencerai par la prosopopée de la Vérité dans le texte « La chose freudienne ».
2. Le mardi 4 octobre, à la BNF (site François Mitterrand), au moment où je vous écris j’ignore l’heure exacte, aura lieu une discussion entre Elisabeth Roudinesco et moi sur la portée de l’œuvre de Lacan. Vous en aurez un petit avant-goût en lisant le dernier numéro de Philo-Magazine (mois de Septembre).
3. Au début d’octobre, je publierai, aux éditions Lignes, mon « Circonstances 6 » sous le titre : Le réveil de l’Histoire.

Très cordialement à vous tous,
Alain Badiou

jueves 21 de julio de 2011

Alain Badiou & Barbara Cassin

¿Las convicciones políticas de un filósofo son pertinentes para juzgar su obra? En el caso de Martin Heidegger, adulado por unos y vilipendiado por otros, el interrogante se plantea con particular virulencia debido a sus convicciones nazis. A juicio de Alain Badiou y Barbara Cassin, esta polémica ha sido mal centrada y es menester aceptar la siguiente paradoja: sí, Heidegger fue un nazi común y corriente, pequeñoburgués y provinciano, y sí, Heidegger es uno de los pensadores más importantes del siglo pasado. Sumergiéndose en su correspondencia, los dos filósofos examinan de manera inesperada la figura de Heidegger, su relación con la política, claro está, pero también con las mujeres: con la suya, Elfride, con la cual formó una pareja indestructible y atormentada, a la manera de Sartre y De Beauvoir, pero también con todas aquellas, en especial Hannah Arendt, de las que fue amante en el transcurso de su larga existencia.

domingo 19 de junio de 2011

La Idea de Comunismo en Badiou.

UNER – Facultad de Ciencias de la Educación
Jornadas 17 y 18 de Junio de 2011
¿Qué es la Democracia?
La idea de comunismo en Alain Badiou
Por Angelina Uzín Olleros

“La política es ampliamente el final del miedo”.
Alain Badiou.

Alain Badiou expone en su obra, que incluye no sólo sus libros e investigaciones, sino también sus respuestas y posicionamientos en sucesivas entrevistas y reportajes; una reflexión crítica sobre las democracias actuales y la ética de los derechos humanos tal y como son expresadas en la actualidad; en su caso la contradicción en el siglo XX no ha sido la de democracia y monarquía, la contradicción que se expresa es la de la democracia y el totalitarismo. Esto suma la contradicción entre democracia y terrorismo que ha sido reforzada después del atentado a las torres gemelas el 11 de septiembre de 2001.
Presento brevemente algunas nociones centrales que refieren a su filosofía que él denomina como una “ontología del múltiple puro” y la diferencia entre la hipótesis comunista y la Idea de comunismo a las que Badiou adhiere en el presente.
Su filosofía expone una teoría completa de la estructura de las situaciones , la que se construye matemáticamente a partir de la teoría de conjuntos, a la que se agrega una teoría de la metaestructura que Badiou denomina “estado de las situaciones” (Sartre propone una lectura subjetiva de las estructuras, Lévi Strauss una lectura objetiva de las mismas y Lacan analiza las condiciones en que una política puede separar lo real de lo imaginario. Badiou toma estos tres tópicos para exponer su teoría de la estructura). Continúa con una teoría del sujeto que plantea que todo sujeto es algo que surge en una estructura, la atraviesa, pero no es un efecto de ella. Su categoría central es la de “acontecimiento” que es un suplemento que aparece del azar.
"El acontecimiento está ligado, desde su misma definición, al lugar, al punto, que concentra la historia de la situación. Todo acontecimiento tiene un sitio singularizable en una situación histórica. El sitio designa el tipo local de la multiplicidad ‘concernida’ por un acontecimiento. No es que hay acontecimiento porque el sitio existe en la situación. Pero para que haya acontecimiento es necesaria la determinación local del sitio, es decir, una situación en la que sea presentado un múltiple al borde del vacío. La confusión entre la existencia del sitio (por ejemplo: la clase obrera, un determinado estado de las tendencias artísticas o un impasse de la ciencia...) y la necesidad del acontecimiento es la cruz de los pensamientos deterministas o globalizantes. El sitio sólo es una condición de ser del acontecimiento. Siempre puede ocurrir que no se produzca ninguno".(Badiou, A. El ser y el acontecimiento. Pág. 202).
El sujeto es una fidelidad al acontecimiento, en una situación determinada. El sujeto es una operación compleja que supone la estructura de la situación, pero a la vez supone una ruptura en esa estructura. Hay sujeto donde hay un defecto en la estructura, porque en ella existen fenómenos de creación y novedad, todo sujeto es –al mismo tiempo- una novedad.
Junto a las teorías sobre la estructura y sobre el sujeto, Badiou expone una teoría de la política. La política no es un medio o un instrumento, no es un instrumento de transformaciones que son exteriores a ella, la política es una libertad subjetiva en sí misma. La política es un proceso real que conduce una verdad colectiva, que muestra las posibilidades igualitarias de una situación, la que no debe ser medida por sus resultados sino por su propio proceso. La tesis badiousiana es que toda política contiene su verdad en sí misma y la posibilidad subjetiva es infinita.
Su pregunta central es ¿cuál es la articulación del pensamiento con esta especie del ser que es el vacío y en esta expansión del ser que es infinita?, la respuesta que nos ofrece es esta ontología del múltiple puro.
"Queda claro que lo que hay (los múltiples, las diferencias infinitas, las situaciones ‘objetivas’ por ejemplo, el estado ordinario de la relación con el otro antes de un encuentro amoroso) no puede definir una tal circunstancia. En este tipo de objetividad, el animal, universalmente, se desenvuelve como puede. Se debe entonces suponer que lo que convoca a la composición de un sujeto es un plus, o sobreviene en las situaciones como aquello de lo que hay de él en estas situaciones, y la manera usual de comportarse allí... Decimos que un sujeto, que sobrepasa al animal (pero el animal es su único soporte) exige que algo haya pasado, algo irreductible a su inscripción ordinaria en ‘lo que hay’. A este suplemento, llamémoslo un acontecimiento, y distingamos al ser‐múltiple, donde no se trata de la verdad (sino solamente de opiniones), del acontecimiento que nos coacciona a decidir una nueva manera de ser. Semejantes acontecimientos están perfectamente testimoniados: la Revolución francesa de 1792; el encuentro de Eloísa y Abelardo; la creación galileana de la física; la invención de Haydn del estilo musical clásico... Pero también: la revolución cultural China (1965‐1967); una pasión amorosa personal; la creación del matemático Grothendieck de la teoría de los Topos; la invención por Schoemberg del dodecafonismo..." (Badiou, Alain. La ética. Ensayo sobre la conciencia del mal. Pág.125).
Esta cita es un buen ejemplo para resaltar que en Badiou las verdades son científicas, artísticas, amorosas y políticas. Y que el pensamiento no debe quedar “suturado” a ninguna de ellas.
Para analizar la situación política del siglo XX y las consecuencias que llegan de los siglos XVIII y XIX a la misma, Badiou considera que existen tres términos inevitables para tal análisis: las masas populares y sus movimientos, el poder del Estado y los partidos políticos. Denomina movimiento a una acción colectiva que obedece a dos condiciones: la ruptura con la repetición colectiva-social por un lado y el poder dar un paso más con respecto a la igualdad.
Para él en el siglo XX existieron tres grandes partidos políticos que agrupa de este modo: el parlamentario, el fascista y el comunista. La idea de revolución de los siglos anteriores fue reemplazada por la idea de partido revolucionario. Lo que acontece a fines del siglo XX es la profunda crisis de los partidos políticos.
Ante la desaparición del partido Badiou propone un alejamiento del Estado y la “invención política” que supone este distanciamiento, invención porque para él no hay política sin acontecimiento. La necesidad de un movimiento colectivo que porta una idea igualitaria excede la de una reivindicación particular o interesada. “El movimiento existe si puede implicar a todos, a todo el mundo, porque representa un avance, un progreso en la idea igualitaria. Cada quien puede encontrar ejemplos de movimientos en este sentido” (Badiou, Alain. Conferencia sobre El Movimiento Social y Representación Política. Pág. 31.Buenos Aires. 24 y 25 de abril de 2000. Pág. 27).
Dice al respecto que: “Un acontecimiento político es algo que permite a cada quien mantenerse a distancia del Estado, porque el acontecimiento ha determinado, ha fijado el poder del Estado” (Badiou, Alain. Ídem. Pág. 31).
"Yo llamo Estado a mucho más que sencillamente el gobierno, o la policía o la justicia. El Estado es todo lo que da poder dentro de la sociedad. En nuestro mundo, por ejemplo, la economía es parte del Estado. Es parte del Estado porque es la organización principal del poder.
Entonces, el Estado es la sociedad concebida como poder sobre cada uno. Es aquello que siempre dice dónde y cuáles son los lugares. Es lo que indica a la gente, a los grupos, cuáles son sus lugares, y que indica también cómo podemos movernos, cuál es el camino” (Badiou, Alain. Ídem. Pág. 29).
En este sentido son parte del Estado las instituciones y los medios de comunicación, las agrupaciones en general, incluidas las organizaciones no gubernamentales, etc.
Las actuales democracias basadas en la idea de representación (que también se encuentra en una profunda crisis ya que el ciudadano está ausente en lo representado) han transformado la política en la promesa de resolver los problemas de la gente, que es muy útil en una campaña electoral, pero la política para Badiou es “comprometerse en la cuestión de la libertad y la igualdad”
Después de la caída del muro de Berlín, que alimenta la idea del fracaso del comunismo y el triunfo de la libertad, estamos frente a una democracia de los capitales que administra. “El Estado es el administrador de los flujos de capitales”. Para Badiou la “hipótesis comunista” que expone Marx en el Manifiesto nunca fue llevada a cabo, nunca se realizó, por esta razón lo que él entiende por Comunismo ha quedado como una hipótesis que no se ha cumplido.
"Sobre las ruinas del comunismo, sostienen nuestros prosistas, triunfa la democracia. O va a triunfar. Los más triunfalistas hablan del triunfo de un ‘modelo de civilización’. La nuestra. Nada menos. Quien dice ‘civilización’, sobre todo en la figura del triunfo, dice también derecho de los civilizados a las cañoneras, para los que no hubieran comprendido a tiempo de qué lado suenan las bocinas del triunfo. Los derechos del hombre han dejado de ser una fatigada reivindicación intelectual. Estamos en la hora de un derecho fuerte, del derecho de injerencia. Movimientos triunfales de las tropas demócratas. La guerra, si es necesario –ese correlato obligado de las civilizaciones triunfantes- Los muertos iraquíes tumbados por millares en el silencio, excluidos aun de toda enumeración (y sabemos hasta qué punto la civilización de la que hablamos es contable...), no son sino el resto anónimo de las operaciones triunfales. Musulmanes sospechosos, después de todo, incivilizados recalcitrantes. Porque fíjense bien, hay religiones y religiones. La cristiana y su Papa forman parte de la civilización, los rabinos son considerables, peto molás y ayatolás harían bien en convertirse" (Badiou, Alain. De un desastre oscuro. Sobre el fin de la verdad de Estado. Pág. 33).
Para Badiou las democracias son los regímenes políticos del imperialismo contemporáneo, refiriéndose a los Estados Unidos, Inglaterra y los países europeos en general. Los estados occidentales, según él, quieren llevar la democracia a todos los pueblos del mundo de la misma forma que los conquistadores pretendían llevar la verdadera religión a los indios. Siempre hay misioneros detrás de los militares, la democracia se ha transformado en la religión actual. La democracia se refuerza ante la lucha contra el terrorismo, que es su principal enemigo; pero no hay que confundir terrorismo con resistencia. Sin embargo advierte que “La idea de ‘resistencia’ significa que la política (a menudo denominada biopolítica) no es sino el principio constitutivo oculto de la propia innovación capitalista”.
Para Badiou la democracia era la voluntad de un pueblo para elegir un gobierno, vivir en libertad, protestar y ejercer sus derechos. Pero ése no es el sentido auténtico en el presente, los estados democráticos practican la invasión, el bombardeo, el crimen de masas. Hay que inventar un nombre que pueda designar otra cosa que lo que hoy es la democracia.
Ese nombre para Badiou es la Idea de comunismo que debe ser forjada por los intelectuales, trabajadores, militantes sin partido, bajo la orientación de la hipótesis comunista que planteara Marx: la política debe fijarse el propósito de terminar con la dominación.
"La hipótesis comunista establece que es practicable una organización colectiva diferente que elimine la desigualdad en la distribución de la riqueza e incluso la división del trabajo. La apropiación privada de enormes fortunas y su transmisión mediante la herencia desaparecerán. La existencia de un estado coercitivo, separado de la sociedad civil, dejará de presentarse como una necesidad: un largo proceso de reorganización basado en una libre asociación de productores asistirá a su extinción" (Badiou, Alain. De quoi Sarkozy est-il le nom? Circonstances 4. Pág. 134).
La Idea de comunismo viene a cumplir con esta hipótesis y en ella Badiou señala tres componentes: un componente político, un componente histórico y un componente subjetivo. Para concluir transcribo una cita que resume un diagnóstico de la situación actual según el filósofo francés:
"La separación subjetiva y política entre los campesinos del tercer mundo, los desempleados y asalariados pobres de nuestras sociedades ‘desarrolladas’ por un lado, las clases medias ‘occidentales’ por el otro, es absoluta, y marcada por una indiferencia odiosa. Más que nunca el poder político, como lo muestra la crisis actual con su única consigna ‘salvar los bancos’, no es más que un apoderado del capitalismo. Los revolucionarios están separados y débilmente organizados, una desesperanza nihilista se ha apoderado de grandes sectores de la juventud popular, la gran mayoría de los intelectuales son serviles. Opuestos a todo esto, y tan aislados como Marx y sus amigos en la época del retrospectivamente famoso Manifiesto del Partido comunista de 1847, somos sin embargo cada vez mas numerosos para organizar los procesos políticos de un nuevo tipo en las masas obreras y populares, y para buscar todos los medios de apoyar en lo real las formas renacientes de la Idea comunista. Como al principio del siglo XIX, no se trata de la victoria de la Idea, como será el caso, bastante imprudente y dogmático, durante toda una parte del siglo XX. Lo que importa en primer lugar es su existencia y los términos de su formulación. Primeramente, dar una fuerte existencia subjetiva a la hipótesis comunista, esa es la tarea que cumple hoy a su manera nuestra asamblea. Y es, quiero decirlo, una tarea apasionante. Combinando las construcciones del pensamiento, que son siempre globales y universales, y las experimentaciones de fragmentos de verdades, que son locales y singulares, pero universalmente transmisibles, podemos asegurar la existencia de la hipótesis comunista, o mejor dicho de la Idea del comunismo, en las conciencias individuales. Podemos abrir un tercer periodo de existencia de esta Idea. Podemos, y debemos" (Badiou, Alain. L’Hypothèse communiste. Circonstances 5. Pág.29).

Bibliografía:

Badiou, Alain (1988) El ser y el acontecimiento. Buenos Aires. Manantial.
Badiou, Alain (2007) De quoi Sarkozy est-il le nom? Circonstances 4. Paris. Lignes.
Badiou, Alain (2009) L’hypothese communiste. Circonstances 5. Paris. Lignes.
Badiou, Alain (2009) Compendio de metapolítica. Buenos Aires. Prometeo.
Badiou, Alain (2007) ¿Se puede pensar la política? Buenos Aires. Nueva Visión.
Badiou, Alain (2006) De un desastre oscuro. Sobre el fin de la verdad de estado. Buenos Aires. Amorrortu.
Badiou, Alain (2004) La crítica a la democracia es hoy la cuestión fundamental. Rosario. Homo Sapiens.
Bosteels, Bruno (2007) Badiou o el recomienzo del materialismo dialéctico. Chile. Palinodia.
Gómez Camarena, Carlos y Uzín Olleros, Angelina. Compiladores (2010) Badiou fuera de sus límites. Buenos Aires. Imago Mundi.
Hounie, Analía. Compiladora (2010) Sobre la idea de comunismo. Buenos Aires. Paidós.