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L'émission Contre-courant 24 avril 2017.

Le lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, le lundi 24 avril, à 19h, au théâtre de la Commune à Aubervilliers, aura lieu l'enregistrement public de l'émission Contre-courant, animée par Aude Lancelin et Alain Badiou. L'invité du jour sera Jean Salem, professeur à la Sorbonne, où il dirige depuis des années un séminaire fameux, consacré à tous les aspects, historiques, politiques, philosophiques, du marxisme saisi dans son histoire. L'entretien portera sur la signification réelle, dans le monde contemporain, de la procédure électorale. Je profite de cette occasion pour vous signaler que la collection des Séminaires  comptera dès la semaine prochaine un neuvième volume, le Séminaire de 2010-12, Que signifie"changer le monde" ?
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Voter, ou faire de la politique ?

Alain Badiou.
Nombreux sont les électeurs qui restent encore indécis quant au scrutin présidentiel, pourtant imminent. Je peux les comprendre. Ce n’est pas tant que le programme des candidats tenus pour éligibles soit obscur, ou confus. Ce n’est pas tant– je reprends ici une tournure que j’avais appliquée naguère à Sarkozy, et qui a connu un certain succès – qu’il faille se demander « de quoi ils sont le nom ». C’est bien plutôt que ce n’est que trop clair. Marine Le Pen est la version modernisée, donc féminisée, de l’extrême droite française de toujours, dévouée au capitalisme et à la propriété privée sur le fond, mais démagogiquement populiste, nationaliste à la petite semaine, xénophobe et boutiquière. François Fillon est le bourgeois provincial catholique intolérant, totalement ignorant de ce que c’est que vivre hors de son milieu rance, et dont la philosophie, personnelle ou budgétaire, se résume à « un sou est un sou ». Sinon qu’il n’est pas regardant sur la provenance de ses pro…

Le conflit politique : logiques et pratiques.

Dates : 6-7-8 avril 2017
Lieux :
-La Parole errante (6 avril) 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil 
-Théâtre L'échangeur (7 et 8 avril) 59 avenue du Général de Gaulle, 93170 Bagnolet

Organisateurs : Bernard Aspe (Ciph), Patrizia Atzei (Université Paris VIII, éditions NOUS), Camille Louis (collectif kom.post, Université Paris VIII), Frédéric Neyrat (Université de Wisconsin-Madison).
Le titre choisi pour le colloque donne une indication sur ce qui y est supposé. Disons que l'on fait ici un nœud de trois suppositions : premièrement, la politique se laisse aborder sous l'angle du conflit spécifique qu'elle met en œuvre. Deuxièmement, il y a une logique de ce conflit, ce qui veut dire plus précisément qu'il y en a une intelligibilité, entendons par là une saisie conceptuelle et discursive. Troisièmement, cette intelligibilité, comme dirait Lacan, est « pas-toute » ; le concept de « pratiques » peut alors être mobilisé pour indiquer les éléments (les gestes, les postures, l…

De la fausse mondialisation capitaliste au monde communiste unique, via la question des « étrangers »

-- Alain Badiou -- Il faut partir d'une constations très simple. Aujourd'hui, un vrai monde constitué par les hommes et les femmes qui vivent sur cette planète n'existe pas. Pourquoi est-ce que je dis qu’un monde des femmes et des hommes n’existe pas ? Parce que le monde qui existe, le monde de la mondialisation, est uniquement un monde des objets et des signes monétaires, un monde de la libre circulation des marchandises et des flux financiers. Il est exactement le monde prévu par Marx il y a cent cinquante ans : le monde du marché mondial. Dans ce monde, il n’y a que des choses — les objets vendables — et des signes — les instruments abstraits de la vente de l’achat, les différentes formes de la monnaie et du crédit. Mais il n’est pas vrai que dans ce monde existent librement des sujets humains. Et, pour commencer, ils n’ont absolument pas le droit élémentaire de circuler et de s’installer où ils veulent. Dans leur écrasante majorité, les femmes et les hommes du soi-disant…

Über die Party.

Passagen Gespräche - Strategien politischer Intervention.

Alain Badiou: Passagen Gespräche / Hamburg, Kampnagel Martes, 25.04.17 - 20:00 Uhr






Der französische Star-Philosoph Alain Badiou ist erstmals auf Kampnagel zu Gast. Im Gespräch mit Verleger Peter Engelmann (Passagen Verlag) spricht er über die aktuelle europäische Situation, die Ursachen von Armut, Migration und Terrorismus und über mögliche Lösungsansätze. 
Im Europa der Gegenwart werden die sozialen Unterschiede immer größer, die Gemeinschaft droht zu zerfallen und die Krise der parlamentarischen Demokratien treibt die Menschen immer mehr den populistischen Parteien in die Hände. Badiou erörtert mögliche politische Alternativen zum globalisierten Kapitalismus, die für ihn nur in der Erneuerung der Idee des Kommunismus bestehen können. Dass bei dieser Wiedererweckung des kommunistischen Gespenstes auch Vorsicht geboten ist, weiß Peter Engelmann, dem die Repressionen totalitärer sozialistischer Regime nicht nur aus der Theorie v…

Des activités de Badiou 2017.

L’émission Contre-courant le jeudi 30 mars, à 19h, au Théâtre de la Commune (Aubervilliers). C’est un Contre-courant exceptionnel, car l’invité n’est autre qu’Alain Badiou lui-même. Aude Lancelin l’interrogera et discutera avec lui à partir de la question « Qu’est-ce que la politique ? »  Cette discussion servira en outre de point de départ pour un livre qui complètera la série des « éloges ». Après l’éloge de l’amour, l’éloge du théâtre et l’éloge des mathématiques, un éloge de la politique est en effet requis, pour que soient couverts les quatre types de vérités (art, science, amour, politique) qui sont les conditions de la philosophie. Par ailleurs, Alain Badiou fera une conférence supplémentaire dans un lycée, continuant ainsi la série qui a, entre autres choses, constitué le matériau du livre La vraie vie. Cette conférence aura lieu au lycée Henri IV (5e) le mardi 28 mars à 18h30. Elle portera sur la question du rapport à l’Autre, en tant que composante majeure de la transformati…

Presentation et remerciements Alain Badiou 16/1/2017

Une image d’Alain Badiou mettant fin au séminaire.
J’ai évidemment tenté, ce 16 janvier 2017, une assez lourde opération symbolique : marquer une fin (celle de mes séminaires), et noter un âge, 80 ans, à propos duquel on peut dire, citant Saint John Perse : « Grand âge, nous voici ! ». Chacun, sur ces questions, a sa propre méthode. Il en existe à vrai dire deux principales. On peut laisser venir la mort, afin que ce soit de ce Dehors obscur qu’est prononcée toute fin. Ce fut la décision de Lacan, par exemple, cramponné de façon en quelque sorte sublime à son séminaire, tant que son souffle pouvait encore, fût-ce de façon de plus en plus lacunaire, le porter. Ou bien on prononce la fin sans attendre un signal venu de la nature, dans l’idée qu’il est toujours possible, quelles que soient les atteintes du temps, de prendre une décision, de passer à autre chose. C’est mon choix. Ce choix vient de loin : Depuis très longtemps, je me méfie de la nature, je n’ai pour elle aucun respect, et si…