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Nota autobiográfica.


“Je crois que ma construction philosophique n’aurait pas été possible sans les événements des années ’60 et ’70. Jusqu’à l’occurrence de ces événements, mon orientation était structuraliste. On pourrait dire que la science était la condition principale de la philosophie. Avec les événements du ’68 et leurs « suites », il y a évidemment une transformation fondamentale. Je tiens à ce que cette transformation a été accomplie à partir de la catégorie de l’événement. Il est donc nécessaire d’arriver à penser comment quelque chose de tout à fait nouveau est possible, c’est-à-dire, comment la vérité de la structure est bâtie. Parce que c’est alors que j’ai compris que le processus de constitution d’une vérité n’était pas identique à l’action de la structure. On a été obligé à penser à une sorte de rupture, la nouveauté d’un processus qui fait irruption dans la structure, ce que j’ai enfin nommé le « processus d’une vérité ». Le problème consiste à savoir établir la relation de ce processus avec l’être, avec la structure proprement dite. C’est ainsi que la condition politique apparaissait évidente au moins à deux égards. Premièrement, en ce qui concerne la question de la rupture inhérente à l’événement : quelque chose qui advient et qui ne peut pas être calculée. En deuxième lieu, par rapport à la question des conséquences. Enfin, ma mission « militante » de la vérité : une vérité est l’organisation des conséquences d’un événement ». Alain Badiou (Interview à Alain Badiou à Rosario, le 2 juin 2004. « La critique de la démocratie est aujourd’hui la question capitale ». Propos recueillis par Manuel Núñez et Nicolás Garrera Ritvo. Publiée dans Cuadernos Filosóficos (Cahiers philosophiques) Nº 1/2004. Homo Sapiens. Rosario. 2004).

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