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Séminaire d’Alain Badiou. Opérateurs de finitude. Nécessité et Dieu

Séminaire d’Alain Badiou. Séance du lundi 6 avril 2015, 20h : Opérateurs de finitude. 
 Nécessité et Dieu.



Nous avons déjà traité de quatre formes majeures de la finitude, considérée ici comme le noyau de l’oppression idéologique dominante. D’abord, directement, le fini, la conviction que tout est fini, que l’infini nous est inaccessible. Ensuite, l’identité, la conviction que les animaux humains sont définis par des identités (raciales, culturelles, historiques, nationales, religieuses…) et que l’universalité nous est inaccessible. En troisième lieu, la répétition. En quatrième lieu, le Mal.
Dans les deux premiers cas, nous avons montré que les dialectiques sous-jacentes, celle du fini et de l’infini et celle du même et de l’autre, permettent de démontrer le contraire : la pensée vraie se dégage nécessairement du fini, comme le montre l’usage fondamental du raisonnement par l’absurde, lequel ne peut conclure qu’en acceptant que son trajet puisse être infini. Et elle se dégage aussi de toute fixation identitaire, comme le montre la relation immanente du même et de l’autre, qui prouve qu’aucune identité ne peut parvenir à se clore sur elle-même. Dans le troisième cas, nous avons insisté sur ceci : l’idéologie dominante aujourd’hui affirme que l’avenir des collectivités humaines doit être la répétition, certes inventive, ou la transformation, mais sagement répétitive, du Même : l’ordre capitaliste, figure ultime de la modernité, au-delà de laquelle il n’y a rien.
Le quatrième cas nous a conduits à opposer la définition vraie du Mal, à savoir ce qui se soustrait à l’infinité du Bien, à sa définition en tant que conséquence inéluctable de la finitude, laquelle oblige à annuler toute vision affirmative du bien et à conclure en faveur du moindre mal, catégorie centrale de la finitude «éthique ». Ainsi, identité, répétition, et norme du moindre mal, déclinent l’idéologie de la finitude.
Dans le prochain séminaire, qui aura lieu le lundi 6 avril, nous proposerons deux autres notions qui sont des avatars de l’idéologie de la finitude : d’abord, du côté prétendument matérialiste, la nécessité, qui ordonne le mouvement du réel hors de toute prise subjective. Nous montrerons que ce qui disparaît dans ce motif, c’est l’infinité virtuelle de toute vraie décision. Ensuite, du côté idéaliste, Dieu, qui monopolise l’infinité en tant que transcendance, et qui exige que ses créatures, parce que finies, se prosternent devant ce monopole.
Un ami m’a fait savoir que ce séminaire serait ciblé par une « visite surprise ». C’est une bonne nouvelle ! En tout cas, dire du mal de Dieu le jour de Pâques est après tout une forme possible de sa résurrection.

Le séminaire à lieu à 20h au  théâtre de la Commune, lequel se situe à Aubervilliers, 2, rue Edouard Poisson. Vous pouvez vous y rendre: Soit  par le métro : prendre la ligne 7 jusqu'à la station Aubervilliers-Pantin Quatre-Chemins.  Ensuite à pied, remonter l'avenue de la République vers Aubervilliers-centre et prendre la cinquième rue à gauche (compter 10mn). Il est  éventuellement plus rapide de prendre au métro le bus 150 ou 170 jusqu'à l'arrêt André Karman. Soit par le bus :   bus 35 de gare de l'Est à mairie d'Aubervilliers. Soit en voiture : il y a un parking en face du théâtre.
A l'issue du séminaire il y aura une navette qui desservira Porte de la Villette, Stalingrad, gare de l'Est  et Châtelet. Le bar-restaurant sera ouvert au théâtre avant et après le séminaire.

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